Titre :
Plan d'action pour l'emploi des seniors.
Date :
Juin 2006.
Auteur :
Conférence nationale sur l'emploi des seniors.
Remarque :
Aucune.
Plan national d'action concerté pour l'emploi des seniors (2006-2010)
1. Extrait page 1 : Plan national d'action concerté pour l'emploi des seniors 2006-2010.
Le constat sur la situation des seniors
Les seniors constituent une richesse pour le monde du travail. Dans une économie fondée sur la connaissance, le capital humain occupe une place essentielle qu'il convient de valoriser. En renonçant aux compétences et à l'expérience des seniors, notre pays, nos entreprises se privent d'un atout décisif. La gestion des âges au travail est donc une condition de notre prospérité économique.
Pourtant, force est de reconnaître que, depuis 30 ans, l'âge est plutôt conçu comme une variable d'ajustement. Nous ne pouvons accepter de continuer à voir les plus de 50 ans confrontés à une éviction du marché du travail. Au-delà des drames humains qu'elle engendre, cette situation n'est conforme ni aux défis économiques et sociaux auxquels va être confronté notre pays, ni aux exigences de la cohésion sociale. C'est donc une véritable « révolution culturelle » qu'il nous faut désormais mener, si nous voulons rompre avec cette culture des départs anticipés.
Notre pays va en effet connaître, dans les années à venir, de profondes évolutions démographiques.
D'ores et déjà, la population française vieillit sous l'effet conjugué de l'amélioration de l'espérance de vie et du vieillissement des générations du baby-boom. La proportion de personnes âgées de plus de 60 ans devrait passer de 21 % en 2005 à 27,3 % en 2020, celle des plus de 65 ans de 16,6 % à 21 %. En 2050, plus d'un tiers de la population aura plus de 60 ans.
Le poids des actifs au sein de la population totale est appelé à décroître. La proportion d'actifs rapportée à la population en âge de travailler diminuera de 54 % en 2005 à 50 % en 2020 et le rapport entre les actifs et les inactifs âgés chutera de 2,2 à 1,5.
Dans ce contexte, l'amélioration du taux d'emploi devient un enjeu majeur en termes de cohésion sociale, de croissance et de viabilité des systèmes de protection sociale.
En effet, l'âge moyen de cessation définitive d'activité est de 58 ans, soit deux ans de moins que l'âge légal de 60 ans de liquidation de la pension de retraite et le taux d'emploi des seniors est particulièrement faible. La proportion des personnes en emploi parmi celles âgées de 55 à 64 ans est de 37,3% en 2004, contre 41% pour la moyenne de l'Union européenne. Ce taux est encore très éloigné de l'objectif européen de 50% fixé pour 2010.
Si la meilleure prise en compte de cette question de l'âge au travail n'est bien entendu qu'un des aspects que représente le vieillissement pour l'évolution de notre société qui relève d'une réflexion plus globale, elle apparaît désormais comme une exigence fondamentale.
Assurer la promotion d'un vieillissement actif au travail s'impose donc comme un nouveau défi, tout aussi important que celui qui a consacré l'arrivée massive des femmes sur le marché du travail et figure, à ce titre, parmi les priorités gouvernementales. Cela implique la mobilisation de tous les acteurs du marché du travail.
2. Extrait de la page 19 : Le portage salarial.
L'État propose qu'une convention État / Unédic / fédérations professionnelles du secteur permette d'ici fin 2006 de définir les bonnes pratiques à privilégier, ainsi que les droits ouverts aux personnes concernées. Il s'agit d'une démarche de nature expérimentale, préalable à la diffusion de ce type d'emploi en direction d'un public senior. La mise en oeuvre de ces dispositions fera l'objet d'une évaluation.